Le secteur du logiciel a connu une correction majeure, avec près de 2 000 milliards de dollars de valeur boursière effacés, alors que les investisseurs s’interrogent sur les conséquences de long terme de l’intelligence artificielle générative. Mais faut-il y voir une véritable rupture, ou une mauvaise lecture de la manière dont la valeur sera, in fine, créée et captée?
Nous revenons ici sur les quatre éléments fondamentaux de la thèse de disruption de l’IA dans le secteur du logiciel, tout en proposant des mécanismes de protection spécifiques à l’IA que les prêteurs peuvent appliquer pour atténuer les risques. Si certains risques sont réels dans des cas particuliers, ils nous paraissent souvent exagérés, notamment pour les logiciels critiques destinés aux entreprises, où la conformité, les données propriétaires et la profondeur d’intégration restent des facteurs clés. Plutôt que de représenter une menace, l’IA pourrait au contraire constituer un facteur de soutien pour les éditeurs de logiciels les mieux positionnés : en élargissant leur marché adressable, en renforçant l’ancrage de leurs solutions chez les clients et en ouvrant de nouvelles sources de monétisation. Par ailleurs, au-delà des indicateurs liés au sentiment de marché, les fondamentaux de crédit et des actions sont ressortis solides à l’issue du dernier trimestre.